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LA CHEVALERIE

 

L’adoubement

 

La cérémonie d’adoubement

 

La cérémonie de l’adoubement marque la réception du nouveau chevalier dans l’ordre des guerriers d’élite, l’accès à la chevalerie. Elle consiste essentiellement à l’époque de la chevalerie en une remise des armes caractéristiques de sa nouvelle fonction : l’épée, les éperons, la lance, le bouclier…

Elle est assortie d’une déclaration éthique et accompagnée d’un coup sur la nuque, du plat de la main, la colée ou paumée, plus tard transformé en léger coup du plat de l’épée sur l’épaule (XIV-XV e siècle).

Après la remise des armes, on éprouvé le nouveau chevalier qui devait s’escrimer sur une quintaine, mannequin portant un écu.

C’est une cérémonie déclarative qui revêt tous les caractères d’un rite de passage.

 

Le sens de la remise des armes.

   

L’adoubement est l’évènement majeur de la vie d’un chevalier. Il revêt plusieurs sens :

-         un sens juridique : marque l’entrée dans le monde des adultes. Le jeune peut ainsi prétendre aux donations faites auparavant par ses tuteurs. La remise des armes traduit donc sur ce plan l’accès d’un jeune à la pleine capacité et maturité légale.

-         un sens social : le jeune accède au rang correspondant à celui auquel il peut prétendre par sa naissance et aux moyens économiques dont il disposera. Généralement, la remise des armes précède d’autres actes juridiques comme le mariage avec une héritière, la concession d’une terre par les parents, entrée en vassalité, prise en main d’une partie de son héritage. Donc cela peut être considéré comme un rite de la féodalité.

-         Aspect professionnel : accès à la profession militaire

 

                                                   

 

L’adoubement et l’Eglise

 

Pour être chevalier, au sens que l’Eglise attache à ce mot, il faut, d’une part, être un combattant à cheval, ce qui socialement limite l’accès et d’autre part avoir accepté des règles de conduite, ce qui moralement limite l’accès.

L’adoubement est un rite qui rend obligatoires ces règles morales.

On prête serment de fidélité sur des livres saints ou des reliques. La remise des armes est effectuée liturgiquement : l’épée du futur chevalier est déposée sur l’autel. Une prière demande donc à Dieu de bénir l’épée de son serviteur avant de lui être remise autant que possible un jour saint (Pâques, Pentecôte). La cérémonie est présidée par l’évêque qui a en principe bénit lui-même l’épée.

Au cours du XI e siècle, la cérémonie est amplifiée. On a institué une veillée de prière et un serment que prête le chevalier, de protéger et défendre l’église.

Une autre prière fait des recommandations.

La protection des deux autres ordres de la société, ceux qui prient et ceux qui travaillent. (Chevaliers : ceux qui combattent) est une mission dévolue à la chevalerie. 

 

Pour mener à bien cette mission, le chevalier possède des armes qui lui sont remises nous l’avons vu lors de la cérémonie d’adoubement.

 

L’armement chevaleresque aux XI e et XII e siècles.

 

Armement offensif

 

Ses armes sont nombreuses :

 

Quand il combat en cavalier démonté, ils utilisent :

 

-         javelots

-         arbalète

-         plus rarement l’arc

 

Quand il est dans la mêlée :

-         hache

-         masse d’arme

-         épée

L’arme de prédilection des chevaliers est la lance. Dans littérature, on dit qu’on ne tire l’épée que quand la lance est brisée.

On possède quelques exemplaires d’épées des XI e –XII e siècle.

Elles mesurent 90 à 100 cm, pèsent de 1000 à 1800 gr. La lame est à double tranchant et est évidée longitudinalement d’une rainure centrale dans la partie la plus épaisse. Elle est ainsi allégée et cela ne compromet pas sa solidité.

La pluspart du temps, la poignée est en bois, corne ou os, recouverte ou pas de cuir ou de corde pour meilleure prise. Le pommeau rond assure un bon équilibre.

Au XI e siècle c’est le plus souvent le combat à l’épée qui succède à la première charge à la lance.

 

 

Les étriers favorisent le développement cavalerie. (VIII e siècle, généralisation.)

Nous avons l’évocation d’une nouvelle escrime dont la principale innovation est la charge avec la lance tenue en position horizontale fixe. La lance est placée sous l’aisselle, horizontalement.

Cette technique apparaît furtivement dans quelques documents antérieurs au XI e siècle, mais cela reste exceptionnel.

Les Normands sont les meilleurs éléments de diffusion de cette technique (Tapisserie de Bayeux.)

Cette méthode s’impose dès le XII «e siècle.

Auparavant, la lance s’utilisait de quatre manières :

-         arme de jet : comme un javelot

-         arme d’estoc : comme un  pic

-         coup asséné par-dessus : comme un harpon

-         coup par-dessous : comme un poignard

Ce sont surtout des techniques de combat à pied. Les deux premières ne disparaissent pas pour autant.

Il s’opère une transposition à cheval des techniques à pied.

Au XI e siècle, quand la lance est utilisée comme un pic, elle mesure environ 2m50. Puis avec cette nouvelle technique, elle s’allonge et s’alourdit, atteint et dépasse 3m50 au XIII e siècle.

 

Pour lutter efficacement contre une telle force de pénétration, l’armement défensif des chevaliers évolue.

 

Armement défensif

 

Jusqu’au milieu du XI e siècle :

 

-         Broigne, cotte d’écailles sur tunique de cuir (connue par les carolingiens, cavaliers)

-         Cotte de mailles : anneaux entrelacés. Arrive à mi-cuisse.

 

Milieu du XI e siècle jusqu’au XIII e siècle :

 

-         La cotte de maille ou haubert se généralise.

-         Il est plus long, fendu pour monter à cheval et forme deux pants qui protègent les cuisses.

-         C’est une protection contre les coups d’épées, moins contre flèches ou javelots et encore moins contre les haches, carreaux d’arbalète, et lances dans les charges

-         Son poids est d’environ de 12 à 15 kg, répartis sur les épaules, ce qui laisse une bonne mobilité

-         Il se compose d’environ 20 000 anneaux

-         Pour que les coups soient amortis, il faut revêtir en dessous un gambison ou gambaison, pourpoint rembourré.

-         Puis sajoutent en plus des protections séparées : chausses de mailles, manches puis mitaines de mailles, mais elles ne se répandent qu’au XII e siècle.

-         Le camail, porté sous le casque protège la tête et le cou (cagoule de mailles)

 

Vers 1150, la cotte d’arme fait son apparition. Elle est un signe de reconnaissance d’une famille ou autre. De plus elle protège des effets du soleil sur la cotte de mailles.

Plus tard au XIII e siècle, l’armement défensif s’alourdit : protection rigides en métal ou en cuir bouilli aux endroits les plus exposés.

 

Casque et bouclier :

 

XI –XIII e siècle : c’est le modèle normand qui domine

 

Casque : il est de forme sphéro-conique, en quatre parties rivetées sur une armature et parfois en une seule pièce, et il s’y ajoute un nasal.

Fin XII e siècle vient l’ajout d’une plaque faciale qui protège le visage des coups portés du haut vers le bas.

Au XIII e siècle, il évolue vers le grand heaume.

 

Bouclier :

Modèle normand domine aux XI – XII e siècle.

Il est en bois recouvert de cuir, cerclé de cuir, pointu à la base. Il possède une forme en amande et est  bombé au sommet. Il se couvre d’armoiries au XII e siècle.

Cependant il est insuffisant devant la force de pénétration d’une lance couchée.

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© 2009 Lances du Mont St Michel
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