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La vie quotidienne au XI e siècle

 

L’alimentation

 En Normandie, comme dans toute l’Europe de ce temps, la culture céréalière forme la base alimentaire. Sur certains sites, nous avons pu constater que la production de seigle vient d’abord puis celle du blé, de l’avoine, de  l’orge et du millet. La productivité du seigle rustique est bien adaptée au climat. Il donne le pain « noir » (pain du pauvre) à la croûte épaisse.

L’orge est utilisable pour l’homme et le cheval, le millet sert d’appoint dans la fabrication de pain,  de galettes, et de gruaux.

Le pain peut être aussi obtenu avec du froment qui donne un pain « blanc » (pain des riches).

La production céréalière est complétée par la culture légumineuse, fèves, pois, lentilles, mais aussi choux, laitue et navet. En revanche, les vergers plantés par les colons fournissent cerises, pommes, prunes, poires ainsi que la viticulture.

En outre l’homme de ce temps a recours aux herbes et racines pour améliorer le goût tels les pissenlits, orties, persil, cresson, marjolaine, plantain, oignon, thym, aneth...

Les haies fournissent glands, faînes, merises, fruits de l’aubépine, noisettes, prunelles, framboises, mûres, fraises.

La basse-cour fournit l’appoint à l’alimentation carnée avec ses coqs et ses poules qui avant de donner leur chair, fournissent des œufs.

Le porc est l’animal le plus consommé, puis le mouton, la chèvre et les bovins. Cependant le cheval ne l’est pas.

 

                              Consommation et cuisson des aliments

 Les céréales servent à fabriquer des gruaux, pain avec une farine assez grossière. Les gruaux sont cuits dans des poteries grises, à fond bombé qui vont au feu, sur la braise. L’ébullition de l’eau est obtenue en y plongeant des galets préalablement chauffés.

Les viandes sont conservées par salaison, séchées ou confites dans leur graisse. En général les viandes sont consommées bouillies et accompagnées de légumes et de céréales. La viande est exceptionnellement grillée et n’est pas tous les jours au menu des paysans.

 

Travail du bois

 Sur  le site de la Colletière (Lac de Paladru, Isère, 1003-1030), vingt deux espèces d’arbres et d’arbustes ont été exploitées pour la confection d’objet en bois : aulne, bouleau, buis, charme, châtaignier, chêne, connailler,  érable, frêne, hêtre, if, noisetier, noyer, orme, houx, peuplier, pin, pommier, poirier, saule, sureau et tilleul.

Mais cinq d’entre eux sont surtout utilisés : le chêne, l’érable, le buis, le noisetier et le frêne.

Toujours sur le même site, 80 % des assiettes et écuelles sont en érable. Les seaux, baquets, cuves sont en chêne, les cuillères en buis, érable et pommier.

Le bois est travaillé « vert » et séché par fumage avant l’assemblage (coffre).

L’ameublement consiste en une table sur tréteaux, des sièges, un coffre de rangement et le lit.

 

 

La cuisine

Voici la composition de la cuisine réalisée pour l'exposition de Boulon.

-         Deux types de lampe à huile : deux à appendice et une à pied. Elles étaient remplies de graisse animale avec une mèche végétale.

-     Table sur tréteaux

-     Banc

-         Tabouret réalisé à partir d’un fragment découvert à la Colletière (datant environ : 1003-1030)

-         Foyer sous la forme d’une table à feu, consistant en un cadre de rondins de trente centimètres de haut environ, rempli d’argile et de galets. La cheminée existe sous la forme de planche, mais dans bon nombre de maisons, la fumée s’échappe par les ouvertures, fenêtres et porte.

 

La vaisselle avec laquelle on servait le repas est essentiellement en bois : écuelles, assiettes, plats, cuillères, couvercles de céramique.

La céramique est très peu diversifiée dans sa forme, fermée, à profil globulaire et fond bombé ou plat. Deux catégories sont représentées.

 

-         Les simples pots, à cuire ou  à conserver, prédominent largement et relèvent du type oules médiévales et ont un fond bombé.

-         Les vases à liquides ou cruches pourvues d’un bec verseur et d’une anse symétrique, possèdent un fond plat. Parfois les cruches sont revêtues d’une glaçure très épaisse réalisée à base de plomb, ce qui assure une meilleure étanchéité.

 

La technique du feu

La méthode a peu évolué depuis le Néolithique. Seule l’apparition du briquet chez les Celtes vers 750 avant JC apporte une innovation qui remplace l’utilisation de la marcassite (pierre contenant du sulfure de fer. Le soufre contenu dans le sulfure de fer se consume lors de l’impact  avec un silex, par exemple).

Cet outil est en fer forgé enrichi de carbone. Lorsque celui-ci est frappé contre l’éclat de silex, il se produit des étincelles. Le carbone contenu dans le fer s’enflamme et tombe sur le combustible placé à proximité. L’amadou provient d’un champignon qui pousse sur les arbres tels que  les chênes, hêtres de nos régions. Puis il est placé au centre d’un nid d’herbes sèches sur lequel il faut souffler, lorsque celui-ci prend feu, on ajoute du bois de plus en plus gros pour l’alimenter.

 

 Différents moyens d’éclairage.

 

-         Les lampes à huile : elles sont remplies de graisse animale avec une mèche végétale.

-          Des torches faites d’une hampe de Molène ou de Bouillon blanc recouverte de cire d’abeille, ou d’une bandelette de lin enroulée à une extrémité et imbibée de cire d’abeille.

-         Le foyer familial donne chaleur et lumière.

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